Un Atelier de Réflexion Prospective en Ecologie Industrielle
L’atelier est conçu avec huit sous-ateliers qui s’organisent en suivant le cheminement suivant
- mise au point conceptuelle
- état des lieux
- Impact de l’écologie industrielle sur l’environnement
- Identification des mesures et outils pour le développement de l’Ecologie Industrielle
- Prospectives pour l’Ecologie Industrielle.
La mise au point conceptuelle ressort du besoin de disposer, pour les acteurs français de l’écologie industrielle, de conventions lexicales communes, préalable à des réunions de travail où chacun s’entendra sur les mots.
Un état des lieux s’avère ensuite utile, tant en France qu’à l’international, afin de mettre en évidence des constantes en matière de développement de la démarche, tant au niveau des facteurs de succès que des blocages constatés.
La question de l’impact réel du développement de l’écologie industrielle sur l’environnement et la raréfaction des ressources sera quant à elle abordée afin notamment d’identifier les différents facteurs à intégrer à des indicateurs qui puissent servir à objectiver des situations de choix en matière d’éco-technologies et de planification territoriale.
Enfin, la réflexion se concentrera sur les obstacles de nature économique, comportementale et réglementaire au développement de l’Ecologie Industrielle, sur les mécanismes permettant de dépasser de tels obstacles, ainsi que sur les besoins technologiques d’accompagnement.
Objectifs du consortium
Plusieurs objectifs motivent la proposition ARPEGE.
- Le premier est certainement lié à la définition de problématiques de recherche et de développement pour les années à venir, notamment en ce qu’elles impliqueront un travail coopératif entre collectivités territoriales, entreprises et chercheurs.
- Le second est de renforcer le pôle français d’écologie industrielle, de lui permettre de se structurer de telle sorte que perdurent dans le temps de riches échanges, tant sur des questions opérationnelles que de méthode et de prospective. Aboutir à une structure pérenne constituera également un moyen de capitaliser la mise en partage de savoir-faire et de connaissances de cet Atelier.
- Au-delà des moyens, la finalité ultime, tant de cet atelier que de cette volonté de créer une communauté d’acteurs de l’écologie industrielle, est de sortir cette démarche de sa confidentialité opérationnelle. Grâce à l’organisation en huit sous-ateliers, et donc en huit thèmes identifiés pour leur importance, les deux ans de réflexion devront faire la part des choses parmi les nombreux aspects qui empêchent une démarche au potentiel théorique particulièrement intéressant de s’exprimer concrètement, notamment en France. Il s’agit des questions réglementaires, des questions de rentabilité financière des projets, de la capacité des acteurs à se coordonner efficacement, mais aussi de la possibilité d’enclencher une dynamique vertueuse en matière de développement d’éco-technologies. Quels verrous faire sauter, quels manques et lacunes combler ? Les obstacles souvent invoqués sont-ils difficilement surmontables, ou au contraire ne manque-t-il qu’un coup de pouce méthodologique pour que les acteurs économiques, sociaux et politiques s’approprient dans les faits l’écologie industrielle ? L’ensemble des travaux des sous-ateliers aura pour finalité de répondre à ces questions.